Semaine 13
Chapitre 13
Le développement social de l’enfant (p.353 à 384)
Le chapitre 13 traite de quatre volets sur le développement social de l’enfant : (a) les premiers liens d’attachement, (b) la moralité et la socialisation des conduites, (c) les relations avec les pairs et (d) l’agressivité chez l’enfant.
Les bases de la communication émotionnelle s’installent dès la naissance : l’enfant montre ses besoins par des expressions faciales de détresse et par des pleurs. Le sourire peut être observé quelques heures après la naissance mais devient une réponse sociale vers la 6e semaine. Les premiers signaux de colère apparaissent vers le 2e mois et la peur vers le 7e mois. Ce n’est que vers 2 et 3 ans qu’apparaissent les émotions comme la fierté, la honte et la culpabilité.
L’attachement est défini comme une relation qui fournit à l’enfant la sécurité nécessaire à son développement. Celui-ci se développe dès la naissance mais ne s’observe que vers le 6e mois. L’une des méthodes les plus utilisées pour évaluer la qualité de l’attachement est la situation étrange. Elle distingue quatre styles d’attachement caractérisé par la confiance, l’évitement, l’ambivalence/résistance ou la désorganisation. Le tempérament de l’enfant et la personnalité des parents sont des facteurs qui influencent la qualité de l’attachement et si cette dernière est sécurisante, meilleure sont les conséquences à long terme (sociabilité, estime de soi, etc.)
Sur le plan du raisonnement moral, Piaget propose deux stades de développement : une morale de contrainte et une morale d’hétéronomie. Kohlberg propose trois niveaux : une morale préconventionnelle, une morale conventionnelle et une morale postconventionnelle. L’autoévaluation en tant que composante émotionnelle et l’autocontrôle en tant que composante comportementale sont également étudiés par différents chercheurs. Les facteurs influençant la capacité d’autocontrôle sont : le style d’autorité parentale dans la famille, les modèles offerts à l’enfant, les pensées de l’enfant en situation, les caractéristiques du contexte. Enfin, l’expression des émotions varient selon les normes sociales dans une culture donnée.
Perry et Bussey présentent trois courants théoriques sur les relations avec les pairs : la perspective éthologique, la perspective cognitivo-développementale et l’apprentissage social. Ces relations avec les pairs sont une source de récompense et de punition, des modèles et un processus actif de comparaison. Il existe quatre types de relation avec les pairs : (a) les amis intimes, (b) les amis sociaux, (c) les partenaires d’activités et (d) les connaissances. La popularité chez les enfants est rapportée par une mesure sociométrique qui permet de distinguer les enfants « populaires », les enfants « rejetés », les enfants « controversés » et les enfants « négligés ». Le jeu avec les autres (fonctionnel, construction, à faire semblant, avec règles) se caractérise par une motivation intrinsèque, par une orientation vers les moyens plutôt que les buts et n’est pas sérieux (les conséquences ne sont pas dans la « vraie » réalité).
Le développement de l’agressivité chez l’enfant serait dû d’une part aux prédispositions biologiques (taux de testostérone, tempérament, difficulté relationnelle) et à l’influence du milieu, principalement de la famille. La famille des enfants antisociaux montre la présence des comportements suivants : une discipline rude et incohérente, un engagement parental déficient auprès des enfants et une faible supervision des activités des enfants.
Questions préparatoires
- Vous souvenez-vous de vos petits amis à l’école primaire?
- Sans recourir au livre du cours, êtes-vous capable de nommer différents stades du développement moral?
- Y a-t-il des événements, des personnes, qui vous ont marqué dans vos premières expériences sociales à l’extérieur de la maison?

