Semaine 12

Chapitre 12

Psychopathologie de l’enfant (p.323 à 352)

La psychopathologie de l’enfant s’intéresse à connaître la nature, l’évolution, les causes et les méthodes de traitement des désordres psychologiques qui émergent pendant l’enfance. Le Manel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) décrit les différents troubles et propose des critères diagnostiques. Ces critères servent de point de coupure pour considérer s’il y a présence d’un trouble ou non, bien que les problèmes émotionnels, cognitifs ou comportementaux se manifestent davantage sur un continuum d’occurrence.

Plusieurs termes sont importants à connaitre. La prévalence d’un trouble est la proportion de personnes touchées par un problème donné dans la population concerné, tandis que l’incidence est le nombre de nouveaux cas recensée au cours d’une période donnée. Puisque certains troubles se manifestent de façon continue ou intermittente, plusieurs s’intéressent à leur trajectoire d’évolution (le patron de changement). L’étiologie, l’étude des causes des maladies, se distingue en deux approches, l’une davantage « biologique » et l’autre « environnementale ». Les facteurs de risques sont les facteurs qui augmentent la probabilité de l’apparition d’un problème durant le développement tandis que les facteurs de protection sont ceux qui favorisent un développement normal et un maintien d’une bonne santé mentale.

Le retard mental est un fonctionnement intellectuel significativement inférieur à la moyenne (QI ≤ 70) qui se manifeste avant 18 ans et qui s’accompagne de déficits de l’adaptation dans différents secteurs de la vie. Les troubles d’apprentissage sont une limitation importante de l’habileté à lire, à écrire ou à compter alors que le niveau d’intelligence permettrait un rendement significativement meilleur dans ces tâches, compte tenu de l’âge de l’enfant et de son niveau de fonctionnement. Les troubles spécifiques de la communication concernent des déficits dans l’acquisition du langage (troubles du langage expressif, troubles du langage mixte « réceptif/expressif », trouble phonologique, bégaiement) et sont diagnostiqués lorsque l’enfant démontre un fonctionnement et un développement intellectuel comparable à celui de son groupe d’âge. Le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention est une série de symptômes liées au contrôle de l’attention, à l’impulsivité et à un niveau excessif d’activité chez l’enfant. Le trouble des conduites renvoie à un patron de comportement du jeune où les droits des autres et les règles sociales appropriées à l’âge sont violés de façon répétée et persistante. La dépression majeure chez l’enfant est un trouble manifesté par une humeur déprimée, une perte notable d’intérêt à l’égard de ses activités sur une période continue et qui affecte son fonctionnement social, scolaire ou professionnel. L’autisme est un trouble qui présente des symptômes au niveau de la communication, de l’interaction sociale et dont l’enfant présente un répertoire restreint de comportements et d’intérêts assortis d’actions répétitives et stéréotypées. La schizophrénie infantile, rare, est marquée par des symptômes « positifs » (hallucinations, délire, discours incohérence, etc.) et des symptômes « négatifs » (faible contact visuel, perte de volonté, peu d’intérêt pour les amis, etc.). Le trouble de l’alimentation de l’enfance est une incapacité persistante de s’alimenter adéquatement chez le bébé, l’empêchant de prendre du poids ou causant une perte significative de poids pendant au moins un mois, sans qu’un problème gastro-intestinal ou un autre problème médical ou psychopathologique en soit la cause. L’énurésie est le fait d’uriner de façon répétée pendant la nuit ou le jour, dans son lit ou ses vêtements, tandis que l’encoprésie consiste à déféquer dans ses vêtements, sur le plancher ou dans un autre endroit inapproprié. Enfin les troubles anxieux sont caractérisés par l’extrême inquiétude ressentie par l’enfant relativement à des objets, des situations ou des idées qui, normalement, n’entraînent pas une telle réaction (anxiété de séparation, phobie spécifique, phobie sociale).

Questions préparatoires

  • Comment une psychopathologie se manifeste-t-elle chez l’enfant?
  • Pouvez-vous identifier dans votre entourage des personnes (préférablement des enfants) vivant avec une psychopathologie?
  • Identifier le plus de psychopathologie que peuvent vivre les enfants que vous connaissez.
  • À votre avis, comment pouvez identifier que cette psychopathologie est vraiment une psychopathologie et non un phénomène normal?
  • Êtes-vous pour ou contre l’utilisation de traitements psychopharmacologiques et/ou psychothérapeutiques pour le traitement de psychopathologie chez l’enfant.