Semaine 7

Chapitre 6

L’intelligence (p.197 à 226)

Le chapitre 6 présente de multiples définitions de l’intelligence. L’élément commun de ceux-ci est qu’elle est une forme ou une autre d’adaptation à l’environnement. Cependant, c’est l’angle envisagé de cette adaptation qui diffèrent entre les auteurs et ces derniers s’inspirent de différentes métaphores (géographique, informatique, biologique, etc.). La théorie de l’intelligence de Piaget est la plus complète, mais d’autres courants et approches permettent d’agrandir nos connaissances : (a) la neuropsychologie, (b) la neurobiologie, (c) la psychométrie (incluant les modèles d’intelligence de Binet et Simon, Spearman, Thurstone, Carroll), (d) le modèle triarchique de Sternberg et (e) la théorie de l’intelligence émotionnelle.

Pour mesurer l’intelligence chez les enfants, plusieurs tests sont utilisés : le Standford-Binet, l’échelle d’intelligence de Wechsler (WISC), le test Otis-Lennon, l’échelle de Bayley, etc. Le rendement intellectuel d’un individu s’évalue en comparaison avec d’autres individus partageant les mêmes caractéristiques et ayant effectués le même test. Plus spécifiquement, le quotient intellectuel (QI) se définit comme le rapport entre l’âge mental (AM) et l’âge chronologique (AC) multiplié par 100. La plupart des tests tiennent compte de trois éléments dans l’évaluation du rendement : (a) la vitesse d’exécution des problèmes, (b) la quantité de connaissance et (c) le degré de difficulté des problèmes. Le mode d’administration du test doit être constant afin de ne pas fausser les résultats et le test lui-même doit s’assurer d’une bonne validité et d’une bonne fiabilité (cohérence interne et stabilité). Les tests informatisés peuvent être aussi valides et fiables que les tests traditionnels. Le QI est associé avec le rendement scolaire et la durée des études, mais cette relation s’observe seulement chez les enfants issues des milieux favorisés.

En effet, d’autres facteurs importants outre que l’héritabilité influencent le rendement intellectuel: (a) les facteurs reliés à la tâche tels que le répertoire des tâches évaluées, la difficulté de la tâche et l’indice de performance utilisé; (b) les facteurs liés à la personne, tels que l’âge, le groupe ethnique d’appartenance et les conditions personnelles lors de l’évaluation; et (c) les facteurs liés à l’environnement tels que la qualité de l’environnement physique (distractions, interruption, etc.), le degré de familiarité, l’accessibilité du langage et l’intensité de la demande.

Questions préparatoires

  • À votre avis, les animaux ont‑ils une intelligence? Expliquez votre réponse.
  • À votre avis, un ordinateur est‑il intelligent? Expliquez votre réponse.
  • Imaginez que l’on vous demande de construire un test d’intelligence pour les enfants du primaire. Rédigez quelques questions qui pourraient se retrouver dans ce test. Expliquez en quoi ou pourquoi chacune de ces questions permet de mesurer l’intelligence.
  • Êtes-vous pour ou contre l’utilisation des tests d’intelligence à des fins de sélection de personnel, de sélection des étudiants dans des écoles spécialisées, etc. Pourquoi?