Semaine 2
Chapitre 2
Fondements biologiques du comportement (p.35 à 62)
Ce chapitre présente les bases biologiques du comportement humain. Le bagage héréditaire, les problèmes génétiques et leurs relations avec le fonctionnement psychologique sont abordés.
Les cellules du corps humain appartiennent à deux grandes catégories : les cellules somatiques et les cellules de reproduction nommées « gamètes ». Les cellules somatiques (celles des os, muscles, nerfs, etc.) sont composées de 23 paires de chromosomes (donc 46 chromosomes) et se divisent par mitose, où chaque nouvelle cellule contient autant de chromosomes. Les gamètes, lorsqu’ils atteignent la maturité, se divisent plutôt par méiose donnant lieu à des cellules (spermatozoïde et ovule) composées de seulement 23 chromosomes. La conception consiste en l’union d’un gamète mâle (spermatozoïde) et d’un gamète femelle (ovule), dont le résultat est un zygote ayant maintenant 23 paires de chromosomes.
Le génome est l’ensemble des informations génétiques propres à un organisme relatif à son développement, son maintien et sa reproduction. Ces informations sont inscrites dans des molécules complexes nommées « acide désoxyribonucléique » (ADN). Il y a deux types d’ADN : l’ADN nucléique, situé dans le noyau des cellules et l’ADN mitochondrial, situé dans les mitochondries de la cellule. Chaque molécule d’ADN est formée de deux chaines héliocoïdales nommées « nucléotides », et ces dernières sont composées de trois autres molécules : le désoxyribose, un groupement de phosphate et une base azotée. On compte quatre types de bases azotées : la guanine, l’adénine, la cytosine et la thymine.
La structure hélicoïdale de l’ADN forme une structure compacte nommée « chromosome » et chaque noyau de la cellule de l’humain est composé de 22 paires de chromosomes autosomes et d’une 23e paire de chromosomes sexuels, déterminant le sexe (XX ou XY). Un gène est défini par plusieurs segments d’ADN qui code pour un trait phénotypique particulier. Étant donné la 23e paire de chromosomes, les hommes sont plus vulnérables à certaines anomalies dues à un gène récessif, telles que l’hémophilie et le daltonisme. La phénylcétonurie (PKU) est une autre anomalie génétique touchant les deux sexes. D’autres anomalies dites « chromosomiques » concernent plutôt une mauvaise distribution des chromosomes, telles que la trisomie 21, le syndrome de Turner et les syndromes XXY (Klinefelter) et XYY.
Pour étudier la contribution relative de l’hérédité et de l’environnement sur les caractéristiques phénotypiques, les chercheurs utilisent trois méthodes d’étude : les études de familles, les études de jumeaux et les études d’adoption. Si les caractéristiques mesurées sont quantifiables (QI, taille, etc.), elles sont analysées par un coefficient de corrélation; si elles sont catégorielles (psychopathologies, sexe, etc.), elles sont estimées sur la base du taux de concordance. Les gènes contribuent en partie au QI, à certains traits de la personnalité (dominance, extraversion, tolérance, maîtrise de soi, flexibilité, etc.) et à certaines psychopathologies telles que la schizophrénie, la dépression et les troubles bipolaires. Si nous savons que les gènes sont en partie responsables de certaines différences individuelles, peu de renseignements sont disponibles sur le mécanisme d’action de ces gènes.
Questions préparatoires
- La physiologie nous présente une multitude de termes spécialisés; certains sont assez connus, mais la plupart peu. Quels sont les termes que vous connaissez et qui se rapportent, directement ou indirectement, au phénomène de l’hérédité?
- À votre avis, est-ce que l’hérédité joue un rôle dans la criminalité ou celle‑ci s’explique-t‑elle seulement par des facteurs environnementaux et de l’ordre de l’apprentissage?
- Qu’en est-il de la schizophrénie? Expliquez.
- Vous avez déjà entendu l’expression « C’est de famille! ». Dressez une liste de caractéristiques qui vous appartiennent et dont quelqu’un pourrait dire « C’est de famille ». Indiquez ensuite, dans cette liste, les caractéristiques qui sont de l’ordre de l’hérédité et celles qui relèvent plutôt de l’éducation.

